Du Laos à la Thaïlande par le Mékong

23 et 24 février 2012

Remontée du Mékong jusqu’à la frontière de la Thailande. Le voyage dure toute la journée avec un départ à 6h30. L’air est très frais jusqu’à 10h pour laisser la place à la canicule qui atteint un sommet de 36°C au milieu de la journée. Le cours du Mékong est tumultueux, remous, courants tournoient autour de bancs de sable. Les rives sont parfois très escarpées.

 

 

 

 

 

 

La journée passe tranquillement à regarder les quelques villages Laoétablis sur les rives. Quelques orpailleurs amateurs creusent les rives pour récupérer du sable scintillant de quelques éclats d’or. Ils passent ensuite le tout dans la batée.

 

La vie dans un village Lao

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Femme Hakha

 

Nous arrivons à Chiang Rai, ville frontière à 20h. C’est une ville sans grande importance si ce n’est qu’elle est installée dans une région riche en minorités ethniques.

 

 

Nous avons visité le musée de l’opium et des minorités. L’ensembel de ces minorités : Yao, Karen, Lisu, Hmong, Akha représentent 950000 personnes dont près de 40% pour les Karen. Ils vivent sur les versants des montagnes, pratiquent la culture sur brulis, la pêche, la chasse et la cueillette et également la culture de l’opium. C’est le fameux triangle d’or situé au nord de la Birmanie, de la Thailande et du Laos.

L’opium eexistait déjà en Mésopotamie 300 avant JC. Il a été introduit en Inde par Alexandre le Grand en 300 et en Chine par les commerçants arabes en 400.

Ce soir nous prenons l’avion pour Bangkok et Paris.

Retour vers les frimas.

Pakbeng un sanctuaire pour les éléphants

21 février 2012

Le matin départ très tôt pour embarquer sur un bateau allongé, très luxueux sur lequel nous allons remonter le Mékong sur 160 km. Point d’arrivée Pakbeng.

Les méandres du fleuve se resserrent par endroit et nous longeons des rives escarpées. Nous voyons des buffles, des pêcheurs, un éléphant qui vient se rafraîchir, des femmes qui lavent le linge. Sur les rives dégagées car nos sommes en saison sèche, les paysans ont planté des parcelles de jardins potagers.

 

 

 

 

 

Une heure après notre départ nous faisons une halte devant les grottes sacrées de Pak Ou. Au 8 ième siècle elles étaient utilisées pour célébrer des rites animistes pour les esprits de l’eau et de la nature. A partir du 16 ième siècle le bouddhisme s’y est déployé. Plus de 40000 bouddhas de bois y sont littéralement entassés. Leurs tailles s’échelonnent de 2 cm a 1 m. Une deuxième grotte en haut de la falaise est recouverte de fresques et d’autres bouddhas.

Grottes de Pak Ou

 

 

 

 

 

Une vidéo su les grottes de Pak Ou

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Nous déjeunons et passons toute la journée sur le bateau jusqu’à Pakbeng.

 

 

 

22  février 2012 Pakbeng

Lever du soleil de la terrasse de la chambre avec le Mékong en bas et les volutes de brouillard qui montent vers les collines. Le spectacle est magnifique.

Le matin nous faisons une promenade à dos d’éléphant dans la jungle. Le chemin monte lentement jusqu’au sommet de la colline, la contourne et redescend en passant par un village. La promenade dure 1 heure ½ et nous assistons au bain des éléphants. C’est très agréable de découvrir la jungle à hauteur d’éléphant.

 

 

 

 

 

 

Village des cornacs

 

L’éléphant peut vivre 100 ans. Il est attaché à son cornac dès l’enfance et ils vivent ensemble. C’est un drame quand l’un des deux meurt avant l’autre.

 

 

 

L’après-midi nous avons fait une marche de 4 h sur l’autre versant de la montagne, dans la jungle pour découvrir un village Lao traditionnel avec ses maisons sur pilotis, les poules, les cochons et les buffles et des enfants partout.

Luang Prabang

19 et 20 février 2012

Nous sommes à près de 1000 km plus au nord. La température est plus tempérée, 30°C au milieu de la journée, 23 °C le matin. Luang Prabang est une ancienne capitale royale du Laos. Elle est située dans une presqu’île formée par le Mékong et l’un de ses affluent. Elle s’étend sur 2 km. On peut tout visiter à pied ou en tuk tuk, les transports locaux, une moto agrémentée d’une carriole à 6 places. La rue principale est bordée de Guest houses, de restaurants, de salons de massages et de boutiques de souvenirs. Le soir, un marché de nuit propose de l’artisanat local tout de même très touristique. Les montagnes entourent la ville.

 

 

 

 

 

Le premier jour a été consacré à la visite de nombreux temples et du palais royal transformé en musée.

Le vat Pham Phutthabaat au pied du mont Phu Si qui domine la ville de 100 m. Il date du 14 ième siècle. 328 marches permettent d’accéder au sommet en passant par l’empreinte de Buddha qui fait sa réputation. La vue au sommet permet de découvrir la structure de la ville encadrée par ses deux rivières.

 

Le Vat Maï date de la fin du 18 ième siècle. Le Vat Vishnounarath construit en 1513 et reconstruit fin 19 ième siècle. Le Vat Ahan Outraina Tharry dont l’intérieur est recouvert de magnifiques fresques. Je ne suis pas sûre de transcrire correctement tous les noms de ces temples et leurs descriptions mais l’ensemble forme un univers de calme et de sérénité.

 

Le palais royal est décoré avec le mobilier d’époque du dernier couple royal. Les murs de la salle du trône sot décorés d’une mosaïque de verres colorés à dominante rouge qui lui donne une allure très originale.

 

 

Le dernier temple est le Vat Xieng Thong qui date du 16 ième siècle. Il est réalisé dans le style traditionnel de Luang Prabang avec des murs très pentus qui descendent presque jusqu’au sol. Il a été construit en 1560 par le roi Settathirat. Il est flanqué de deux belles chapelles rouges. En réfection cette année, nous n’avons pas pu y pénétrer.

 

Ce premier jour s’est terminé par une cérémonie BACI, un rite animiste destiné à faire revenir les esprits dans le corps des personnes célébrées. Le chaman, entouré des membres de sa famille, des anciens du village récite des incantations accompagnées de musique. Les offrandes sont ensuite distribuées aux assistants. Des fils blancs, symboles de pureté, sont noués à leurs poignets. Nous avons dîné dans cette maison traditionnelle autour de plateaux posés par terre.

Le matin du deuxième jour, le restaurant TumTum Cheng nous a organisé un cours de cuisine traditionnelle Lao que nous avons ensuite dégusté. Au menu : nem, soupe de légume et citronnelle au lait de coco, beignets de pousse de bambou et de citronnelle farcis au porc, poissons frits légumes, poulet sauté à la citronnelle, bananes cuites au caramel.

 

La préparation de ces 6 plats a pris toute la matinée. Il faut couper les ingrédients en fines lamelles, éplucher finement les tomates pour faire une fleur avec la peau enroulée, le tout avec un hachoir. Nous avons utilisés de l’ail, des oignons, de la citronnelle, du gingembre, des feuilles de bergamotte, des concombres, des petites aubergines etc. La touche finale est donnée par la cuisson au wok et les sauces : nok man, soja, sauce d’huitre. Nous avons tous eu notre diplôme et le livre des recettes. Il n’y a plus qu’à aller chez Tang à notre retour pour acheter les ingrédients adéquats.

 

 

 

 

 

On trouve de tout sur les marchés : brochettes de crapauds, larves et vache qui rit.

 

 

 

 

 

                                                                                                   L’après-midi excursion à la cascade de Khouang Sy à 30 km de la ville. On peut se baigner dans des bassins à l’eau turquoise ou suivre un chemin escarpé pour monter au niveau intermédiaire de la cascade.

 

 

 

Le soir, spectacle de danses traditionnelles au théâtre du palais royal.

Vers le Laos sud, île de Khone

16, 17 et 18 février 2012

Départ le matin pour le Laos, le pays de la lenteur, ses habitants regardent le riz pousser. C’est aussi un pays traversé par le Mékong, Mère de tous les fleuves, sur toute sa longueur (1000 km). Des montagnes le longe de chaque côté sur les pentes poussent du thé et du café. C’est un pays multiculturel dans lequel vivent des chinois, des vietnamiens et plus 40 minorités ethniques. C’est la république démocratique populaire du Laos gouvernée par le parti communiste laotien depuis l’indépendance.

 

Vat Phou

L’avion nous a déposé à Paksé. Sur la route qui nous emmène vers l’île de Khone, nous visitons le Vat Phou. Un temple du 11 ième siècle, de style angkorien établi en pleine campagne. Il est adossé à une montagne.

 

La montée est rude sous un soleil de plomb. La vue sur la campagne sèche est splendide.

 

Après 2 h de car nous arrivons à l’embarcadère sur le Mékong pour prendre de longues pirogues qui vont nous emmener sur l’île de Khone. La région est appelée pays des 4000 îles. A cet endroit, le Mékong s’élargi et de nombreuses îles parsèment son cours. Un peu plus loin, il va se resserrer et provoquer des chutes et des rapides.

 

 

Rapides de Li Phi

Nous visitons ces rapides le lendemain, les rapides de Li Phi. L’près-midi, le groupe part en vélo visiter une autre île et peut-être voir les quelques rares dauphins d’eau douce qui survivent dans cette région limitrophe entre le Laos et le Cambodge.

 

 

Une vidéo sur les dauphins du Mékong.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Bv-9ELMgEHM[/youtube]

 

 

 

 

Chute de Pa Pheng

Le lendemain, une légère pluie tombée la nuit a rafraîchi l’atmosphère et la température est descendue à 22°C le matin. Nous respirons. C’est le départ pour Luang Prabang en prenant le temps de visiter les plus belles chutes du Mékong : Phapheng. En chemin nous verrons les ruines d’un temple du 8 ième siècle, Oum Moun, enfouies dans la végétation d’une magnifique forêt.

 

 

Voici un film sur l’île de Khone tourné par un autre groupe. Fort intéressant.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=e6N98iPPCFQ[/youtube]

 

 

Angkor Vat & co

14 et 15 février 2012 Angkor

Ta Prohm

 

Visite du très beau temple Ta Prohm complètement enfoui dans la végétation. J’ai ressenti la même impression que la dernière fois. La puissance de ces racines de fromagers qui soulèvent les pierres, s’infiltrent partout et que l’on ne peut plus enlever sans que tout s’écroule.

 

 

Le sommet du plaisir est atteint avec Angkor Vat. Ses 5 tours entourées de douves représentent symboliquement l’univers. Il a été construit au 12ieme siècle par le roi Suryavarman II. Il est dédié à Vishnou.

Angkor Vat

 

Le mur d’enceinte est décoré de magnifiques Aspara, les danseuses célestes. Angkor Vat est célèbre pour ses bas-reliefs qui se déploient sur 800 m et qui illustrent les grands moments de la mythologie hindoue et des épisodes épiques du Cambodge.

 

 

Angkor Vat

 

 

 

 

 

 

 

Banteay Srei

Le dernier jour est consacré  à la visite de temples plus éloignés. Boueng Mealea, Banteay Strey un temple très délicat en grès rose, le temple de Malraux.

 

Sur la route, des motos transportent des cochons, les cambodgiens travaillent dans les rizières.

Sucre de palme

De Phnom Penh a Angkor

Dimanche  12 février : Phnom Penh

Nous sommes arrivés à 9h à Phnom Penh. Dès le matin, visite éclair du Vat Phnom, la montagne de mme Penh qui découvrit 4 bouddhas au 14 ième siècle et fit construire un temple sur la seule colline de la région, 27 m. Brève escale à l’hôtel pour y prendre une douche et aller au restaurant.

 

 

Palais royal

Nous continuons les visites de l’aprè-midi par le palais royal. Il a été construit en bois an 1869 et reconstruit en béton ensuite. Le jaune, couleur sacrée, y domine. Les toits recourbés, typiques de l’architecture kmère se détachent sur le ciel bleu. Les jardins sont magnifiques et largement fréquentés par les cambodgiens en ce dimanche après-midi. Le clou de cet ensemble est la pagode d’argent dont le sol est recouvert de 5000 plaques d’argent pesant chacune 1 kg. Cette pagode est l’une des seules à ne pas avoir été détruite pendant la guerre civile des Kmers rouges. On y trouve aussi un magnifique bouddhas élancé pesant 90 kg d’or et de pierres précieuses.

L’ensemble du périmètre du palais royal est ceinturé d’une fresque datant de 1900 et décrivant les péripéties de la légende du Ramayana. La journée se termine avec la visite du musée national où sont exposées des milliers de statues dont les plus anciennes datent du 6ième siècle.

 

 

Restaurant au bord du Mékong, beaucoup de charme.

Lundi 13 février 2012 : en route vers Siem Reap

De Phnom Penh à Siem Reap (Angkor) La route est longue jusqu’à Siem Reap, 400 km. Départ à 6h30, il faudra 5h pour faire le trajet. Elle est parallèle au Mékong et construite sur une digue. Le long de la route, nous voyons les maisons construites sur des pilotis de 3 m de haut pour échapper aux crues du Mékong. L’autobus local est constitué d’une moto tractant une charrette longue sur laquelle des traverses de bois font office de bancs. Nous voyons défiler des pagodes, des fabriques de tuiles, des cultures maraîchères.

Blattes

Mygales sautées

Au milieu de la matinée nous faisons une halte dans une petite ville. Le marché est une vraie mine d’information sur les spécialités locales : grillons et très grosses blattes grillées, mygales sautées, fruits et légumes à profusion.

Nous arrivons pour le déjeuner à Siem Reap.

L’après-midi est consacrée à la visite  d’AnGkor Thom qui est un des ensembles les plus fascinants de la région. Ses colonnes massives sont surmontées de 4 faces aux sourires énigmatiques. La cité fortifiée a été construite par le roi Jayavarman VII au 12 ième siècle. A son apogée, la cité aurait compté près de d’un million d’habitants sur 10 km2. Le centre est constitué par le Bayon entouré de douve de 200 m de large. Une chaussée bordée de statues mène à la porte principale. La grande esplanade des éléphants servait de tribune géante pour les cérémonies royales.Un très bel endroit pour admirer le coucher du soleil.Pour nous, c’était une deuxième visite, aussi éblouissante que la première.

 

Angkor Thom

 

 

 

 

 

 

un nouveau départ

Nous partons samedi 11 février pour un voyage au Cambodge et au Laos.

 

Pour le Cambodge, ce sera une deuxième visite. Nous y sommes allés en 2008. Pour le Laos, ce sera vraiment une découverte.

 

 

Ce sera peut-être l’occasion de vous faire partager nos impressions si les infrastructures techniques le permettent.

A bientôt